1001 bien-être

1001 bien-être


L’année dernière, pour mon anniversaire, mon amoureux m’a offert un massage chez 1001 bien-être. Comme à chaque fois que je reçois ce type de présent, j’ai voulu le garder précieusement pour pouvoir l’utiliser au moment que je jugerais le plus opportun dans l’année à venir. Comprendre : quand je serai tellement au bout de la roulette que ce bon cadeau sera devenu mon unique issue et ma seule zone de réconfort. Les mois se sont écoulés et bien que plusieurs fois tentée par mon sésame, je me suis dit à chaque fois que j’allais regretter de le gaspiller ainsi et qu’il était plus judicieux de le conserver encore un peu… au cas où cela devienne pire. Seulement, pire ou pas pire, la date de péremption approchait dangereusement. Il était temps que je sacrifie mon joker. Comme ça, sans raison. Bref, j’y suis allée et c’était trop bien.

 

Le saint Graal

C’est une jeune femme au ventre rebondi et à la douce voix qui m’a accueillie. Biens personnels une fois laissés dans un casier, je suis montée me mettre à l’aise dans ce qui allait être l’antre de la détente des 60 prochaines minutes. Rien que d’être allongée sur la table chauffante à écouter des gazouillis d’oiseaux enregistrés et mélodieusement accompagnés par une flûte de pan, je me suis sentie totalement zénifiée! Et quand le massage a débuté et que la douce odeur de la bougie parfumée à la figue s’est fait sentir, je pense que j’ai atteint des sommets! Timing parfait, pression parfaite. Pieds, crâne, mains, tout y est passé. Je crois m’être à moitié endormie, prise à rêver que le temps allait précisément s’arrêter là.

Sauf que 60 minutes, ça a une fin… et évidemment, ça a fini par finir.

Forcément quand tu sors d’un moment pareil, tu n’as qu’une envie : te téléporter chez toi, regarder « Mange, Prie, Aime » et partager la quête spirituelle de Julia Roberts roulée en boule sur ton canapé avec un thé fumant à portée de main… Une douce perspective que tu oublies vite, très vite, les portes de l’institut passées.

 

La désillusion

Ce qui se passe dans la vraie vie, quand tu as franchi le seuil de l’institut ressemble plutôt à ça : agressée par bruit assourdissant et la fureur de la ville, tu sillonnes les rues de Lyon dans ta bulle, avec tes cheveux sales et ton maquillage version Pandi Panda. En lieu et place de la téléportation, tu prends place dans un bus accordéon d’une capacité de 200 personnes, qui en accueille le triple dès le deuxième arrêt. Le trajet se déroule donc en compagnie des douces voix en mue de dizaines d’adolescents et les piaillements aigus de leurs consœurs. La circulation de la fin de journée étant ce qu’elle est, il ne faut pas espérer rejoindre l’école le pas tranquille. Non, après avoir joué des coudes pour descendre de l’autobus, il faut courir, parce que l’heure de la sortie approche et que le clou du pompon serait encore de se faire disputer pour quelques minutes de retard. C’est donc transpirante et essoufflée que tu réussis à récupérer ton fils, pile poil dans les temps. Bénéfice du massage à ce stade : – 50%. L’intendance de la maison et la suite de la soirée se chargeront de la moitié restante : étendre le linge, nettoyer les dégâts de Méo qui, à peine arrivé à la maison, s’est dit que c’était le moment tout à fait opportun pour « s’oublier », du coup, le passer illico à la douche, préparer le dîner, mettre le couvert avant l’arrivé des 2 grands et de leur papa, passer à table, radoter, comme chaque soir : « Ton couteau Babin », « Oui, tu dois finir tes légumes », « On ne crie pas ! »… N’en jetez plus la coupe est pleine !

 

Mange, Prie, Aime

Alors oui, j’ai « mangé » (une délicieuse quenelle sauce béchamel accompagnée de son petit gratin de chou fleur), oui j’ai « prié » (pour que les enfants s’endorment vite et surtout pour qu’ils ne se réveillent pas dans la nuit) et oui j’ai « aimé » (voir arriver le moment de me faxer dans mon lit), mais allez comprendre pourquoi, malgré ça, je ne me suis pas vraiment sentie vraiment proche de Julia Roberts, pour ne pas dire carrément loin … Cela viendrait-il de mon côté éternelle insatisfaite?…

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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