6 mois


14 avril. Mon dernier article remonte a plus de 6 mois !
6 mois. Plus que le temps de gestation d’une chèvre (qui, sachez-le est quand même de 5 mois et 20 jours).
Quel long silence bon sang… ! Pas que j’ai souffert d’une panne d’inspiration ou d’une quelconque carence en sujets qui auraient mérité un petit coup de gueule. Non, non. Je crois simplement avoir manqué de temps… et de motivation aussi peut-être.
Voilà donc ce que vous avez manqué ces 6 derniers mois, alors que plein de nouvelles chèvres ont vu le jour et peut être même déjà donné leurs premiers fromages !

ÉPISODE 1 : LES VACANCES À OLÉRON BEACH
Croyez moi : rien qu’avec ça, j’aurais pu tenir 12 articles ! Entre les 17 degrés de température maximale, les 4 saisons dans une même journée, la pluie TOUS les jours que Dieu a fait, les tomates et les melon plus dégueu tu meurs, les vagues de 5m de haut qui te font perdre ton maillot, les 3 heures en voiture dès que tu veux bouger dans l’ile parce que les ado ne peuvent pas blairer le vélo… franchement j’avais matière à raconter !

Ceci étant, comme le but du jeu est ici de cracher ma valda, j’admets passer sciemment sur les longs apéro avec mon amie d’enfance et son amoureux venus garer leur camping car dans notre terrain pendant plusieurs jours, les nombreux running en bord d’océan, les session cassage de vague avec les enfants…

ÉPISODE 2 : LA RENTRÉE DES CLASSES
Un marronnier et toujours la même rengaine : les stylos frixion à trouver en 23 couleurs, les 56 papiers à remplir en 24h, les trucs de la liste scolaire qui se rajoutent au dernier moment, les inscriptions à la cantine, à la garderie, à la natation, aux échecs et les chèques qui s’envolent plus vite et plus haut que le prix de l’essence… là encore, j’en avais sous le coude et pour le coup, je ne passe sciemment sur rien : la rentrée, c’est toujours aussi pourri.

ÉPISODE 3 : L’ANNIVERSAIRE AVEC LES COPAINS (ET LES COPINES!)
(Marronnier bis !)
Cette année, c’était le 7e anniversaire de mon Rat et le 3e que l’on fêtait avec les copains et les copines (La vraie question étant : mais bon sang, on fait ça jusqu’à quel âge ??).
Je vous ai épargnés les bobos des deux filles qui se sont cognées l’une contre l’autre dans le trampoline au bout d’1 minute 30 d’anniversaire, les 98 bonbecs que chacun s’est enfilé sans que je m’en aperçoive, le roulé au Nutella et à la framboise que j’ai bouffé pour moitié au moins, les rotules sur lesquelles j’ai terminées alors que j’avais misé sur un format 16h30-18h30 pour m’économiser. Si ça c’était pas du pain bénit pour un article !

ÉPISODE 4 : LE RUN IN LYON
(Marronnier ter!)
Cette année, c’était aussi le 7e que je courais. Vous ne m’avez pas entendue gindre quant à la préparation, la perte de poids, l’arrêt de l’alcool. Certes. Mais certains d’entre vous m’ont quand même entendue crier sur tous les toits mon immense fierté suite à l’exploit du jour : 21km tombés en 1h49. Arrivée 191e sur les 1645 meufs qui s’y sont collées. Laissez tomber : j’ai trop crâner. J’ai plus rien à prouver ! En revanche, je vous ai tous épargné la photo officielle de la course. Ne me remerciez pas.

ÉPOSIODE 5 : MON ANNIVERSAIRE
(Marronnier again and again!)
« Après l’effort, le réconfort ». Alors, ce n’est pas vraiment ainsi que j’ai pris la chose lorsqu’une nouvelle année s’est abattue sur ma tronche moins de 20 jours après mon record sportif .
J’ai eu 39 ans, soit le dernier anniversaire de trentenaire. Celui que l’on fait mine d’apprécier, justement parce qu’on sait que c’est le dernier avant la tristement célèbre quarantaine ! Alors pour l’occasion, j’ai eu droit à des messages lunaires types : « Je sais que tu n’aimes pas trop ce jour-là, mais quand même vieillir, c’est bien, c’est bon signe : ça veut dire qu’on est vivant » (Alors, d’accord). J’ai particulièrement aimé celui-là aussi : « Tu sais, la quarantaine, c’est pas si pire. Par exemple, moi, je me sens bien mieux dans ma vie aujourd’hui qu’à 30 ans ». Alors, vu comme ça, c’est possible surtout quand sait que je n’ai pas forcément bien attaqué ma trentième année. N’empêche que le tsunami émotionnel de la trentaine mis à part, avoir 30 ans dans la globalité, ça reste mieux que 40. Ne serait-ce parce que tu as la chance d’avoir encore du collagène naturel dans le visage. À 40, tu carbures à la crème Filorga et au Kobido et tu as beau dépenser des fortunes là-dedans, rien ne te ramènera ta fermeté d’antan…
Moralité, j’ai passé ma première soirée de trentenaire sur le fil, à boire du Deutz et à boulotter des Bernachon.
L’avantage c’est qu’à mon âge, tu peux dire des trucs pareils sans passer pour une grosse snob…


ÉPISODE 7 : LE FAMEUX ROMAN
Alors lui, ça fait bientôt 3 ans que je le traine. À ce stade, on a dépassé le marronnier, je crains ! Il est toujours là, ce fichu manuscrit, enregistré sur mon ordinateur aux cotés des 5 000 versions qui ont précédé la dernière. Je le reprends de temps en temps, avant de le vilainement le délaisser, découragée devant l’ampleur de la tâche. Je me sens toujours toute petite et minable en voyant des primo romanciers (et les autres) cartonner en librairie alors que je stagne depuis 36 mois. 36 mois ! Aucun animal n’a une gestation aussi longue pour info ! Même l’éléphante est petite joueuse à côté de moi. Je ne sais pas encore si je peux en retirer une quelconque fierté….
Vous me direz, d’autres que moi ont passé 36 mois à reprendre leurs textes. Le fraichement primé au Goncourt par exemple. Je lisais hier que son éditeur Philippe Rey, disait avoir accompagné son jeune poulain pendant 3 ans avant d’arriver à sortir ce chef d’œuvre… Bon, ne nous trompons pas « Ne t’inquiète pas Colette » n’a pas l’envergure, ni l’ambition d’ailleurs, de se présenter au Goncourt… mais quand même, c’est le genre d’info qui rassure et aide aussi à ne pas devenir complètement chèvre.

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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