C’est reparti

C’est reparti


Ce qu’il y a de pire dans la rentrée des classes, c’est pas de se dire qu’il va falloir se lever de nouveau tous les matins, c’est pas de retomber dans un rythme infernal ou de pester contre les embouteillages. Non. Ce qu’il y a vraiment de pire dans la rentrée des classes, c’est l’inévitable retour aux anniversaires d’école. Ça, c’est le véritable plomb.
Nous, on va donner de notre personne dès le 9 septembre, soit précisément 5 jours après le premier tintement de cloche. Horrible. C’est vrai que ça fait deux ans qu’on réussit à botter en touche. L’arrivée d’un bébé la première année et un déménagement la deuxième, nous ont bien aidé à balayer discrètement de la main, toute possibilité de faire venir une horde de gamins en furie chez nous. Le truc c’est que cette année, on n’a rien sous le coude pour y échapper. Nous allons donc être les premiers à ouvrir le bal des anniversaires des copains d’école, les premiers à entamer cette magnifique saison 2017-2018, qui sera sans nul doute, encore bien trop chargée en festivités du genre !

 

En piste !

Ainsi dès le 4 septembre, Babin va glisser dans les cartables de ses copains de jolies invitations spiderman, pokemon, ou de je ne sais quel yo kai watch. J’imagine déjà la tête de certains parents anniversairophobes quand ils vont ouvrir le sac de leur progéniture en ce premier soir de rentrée ! J’entends d’ici leur : « Oh pétard! ça recommence ! ».  Ceci dit, j’ai l’impression que les anniversairophobes sont une espèce en voie de disparition ! Étonnamment, il y a un paquet de parents qui ont l’air de prendre beaucoup de plaisir à trimbaler leur marmot chez les uns ou chez les autres, ou pire, à être les Gentils Organisateurs de ces événements grouillant de marmaille hurlante et surexcitée!  Vous l’aurez compris, c’est pas mon cas. Donc j’ai mis le Holà tout de suite. Non, nous ne ferons pas de soirée pyjama. Passer la nuit à faire des aller-retour dans la chambre et dire mille fois : «  Chut ! Cette fois, on dort ! C’est la dernière fois que je descends ! » très peu pour moi ! Quitte à passer une nuit blanche et mettre 15 jours à m’en remettre, je préfère ce soit pour danser toute la nuit sur les tables avec des coupes de champ’ à la main plutôt que pour jouer la marâtre en peignoir !
Nous n’irons pas non plus jeter 200 euros pour « profiter » de 2h de laser game, de bowling ou de n’importe quel parcours d’accrobranche, même si j’ai bien conscience que c’est la nouvelle mode et que tous les parents font ça pour éviter de se coltiner l’anniversaire de leur bambin dans leur appart’. Mais franchement, c’est quoi cette mode ? C’est quoi cette manie de faire des anniversaires à perpette (car, allez savoir pourquoi, il faut toujours se rendre à je ne sais combien de kilomètres de chez soi pour rejoindre ce genre d’endroit), d’obliger sournoisement les parents à rester sur place (car il est matériellement impossible de faire deux aller-retour en 2 heures s’il faut traverser Lyon un samedi) et de dépenser autant de fric alors qu’en un Savane et 3 sachets de Haribo l’histoire est pliée ? Non, mais sans rire : c’est pas complètement dingue que des parents allouent de tels budgets pour des anniversaires d’enfants  ? Ils vont faire quoi  quand leur gosses auront 20 ans ? Donner un concert privé d’Elvis ? Alors certains, plus modestes ou plus malins que d’autres, trouvent la parade ! Ils font des anniversaires communs ! Ce qui est bien dans ce système, c’est que si ça ne t’épargne pas de passer deux heures dans les bouchons puis dans une zone commerciale glaucky de la périphérie lyonnaise, ça divise d’autant le nombre de fois que tu as à le faire. En cela, merci à eux.

 

Le compromis

Mon amoureux qui connaît ma passion pour les goûters d’anniversaires, prépare le terrain depuis quelques temps. On s’est donc mis d’accord sur une journée à la maison avec 3 copains (ce qui, soit dit en passant, fait déjà grimper le taux d’occupation de notre modeste maisonnette de 60%). Plage horaire convenue: 11h-19h. Ce sera bien suffisant ! L’idée, c’est bien évidemment que ce petit monde profite de notre piscine 3 boudins, du jardin et du trampoline. L’idée c’est de les laisser jouer au foot, à la pétanque, au pistolet à eau, à ce qu’ils veulent tant qu’ils s’ébrouent dehors. L’idée, c’est aussi de ne pas à avoir à organiser une chasse au trésor, un jeu de mîmes ou un atelier collier de pates. Donc j’invoque tous les dieux et les cieux pour que le 9 septembre prochain soit empli de soleil et que nos plans se passent comme prévu ! Parce que la même histoire, à l’intérieur de la maison, ça risque de moins me faire rire…. Déjà, que vous l’aurez noté, ça ne me fait pas vraiment marrer.

 

Rebelote

Inévitablement, organiser l’anniversaire de l’un, va nous obliger à organiser l’anniversaire de l’autre. Je la connais l’histoire! Je la vois venir d’ici notre Ilette! Elle est certainement déjà en train de monter des plans sur la comète, d’imaginer à quoi ressemblera le sien et de dresser la liste des invités ! Donc sachons-le pour mieux nous y préparer, en mars on va probablement devoir remettre ça. Et négocier plus dur, car à 13 ans, il est possible qu’elle nous sollicite pour une session ciné/resto/soirée pyjama avec 15 de ses copines… Sollicitation à laquelle je répondrais évidemment avec un NON aussi catégorique que spontané et aussi ferme que définitif ! Ce qui est bien c’est qu’en 6 mois, elle a le temps de participer à une dizaine de teeny party et de redoubler d’idées farfelues pour la sienne… (Soupir…)

Ouf que Meo soit encore petit et qu’il nous soit permis d’espérer deux années de liberté et de répit avant de se sentir obligés d’inviter les rases-moquette de la maternelle à souffler les bougies.

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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