Et Bonne Annee bien sur !


Vous n’échapperez pas aux traditionnels bons vœux ! À mon tour de faire comme tout le monde et de m’engouffrer dans le blabla habituel de la bonne année. À mon tour de vous souhaiter les jolies réussites, les grandes joie, les petits bonheurs et la santé… surtout, la santé, car comme le disait ma grand-mère : « Tant qu’on a la santé… ». Ceci étant, même en vous arrosant de cœurs avec les doigts, d’arcs-en-ciel ou de licornes, même en vous souhaitant à tous, tout le meilleur, ça ne changera rien ou pas grand chose, à la tournure que prendra votre année. Ne nous voilons pas la face. Nous connaitrons tous nos peines et nos succès. Nous aurons nos jours avec et nos jours sans. Nous allons rire, nous allons pleurer. Le grand scoop de l’année 2018, c’est qu’il n’y aura pas de miracle et que pour la grande majorité d’entre nous, il ne se passera rien de plus ou de moins qu’en 2107. Pas de révolution donc. Tout sera plus ou moins pareil, et ce, même si l’on nous a souhaité à maintes reprises tout ce qui se fait de mieux sur terre! C’est pas forcément terrible comme programme, je vous l’accorde, mais finalement, ce n’est non plus si pire …

WHAT’S NEW ?
Personnellement, ma première grande question de l’année c’est : après les licornes 2016, les ananas sous toutes leurs formes en 2017, que va t-on nous forcer à idolâtrer en 2018? Sur quoi allons-nous tous nous ruer ? Qu’est ce qui va nous faire vibrer ces 365 prochains jours ? De quel emblème improbable les rayons des magasins vont-ils se remplir ? Mais, au-delà de ça, la question qui se pose c’est : qui sera l’illuminé qui réussira à nous rassembler autour d’un truc qui nous était profondément indifférent hier et deviendra incontournable demain? Qui aura l’idée de ce qui deviendra le prochain gros coup marketing ? Si ça se trouve, il y a, en ce moment même, un influent hurluberlu qui a choisi de tout miser sur l’autruche (et pourquoi pas ?) et fait travailler une noria d’hommes et de femmes pour que ce drôle d’oiseau s’invite doucement dans notre quotidien et l’envahisse à coup sûr. Ainsi, dans quelques temps, Cosmo affichera en une, Cara Delevingne portant un sweat KEEP CALM AND LOVE OSTRICHES. Quelques instagramers influents posteront les clichés de leur premières Autruche Party et la vague sera lancée : dès le lendemain, nous nous lancerons tous frénétiquement à la recherche de la lampe autruche mise en avant dans Marie-Claire Maison, nous cèderons au caprice de notre ado qui voudra son pyj et sa gomme autruche, Tchoupi sera détrôné par le seul oiseau qui ne sait pas voler et même les Pokémon devront créer un nouveau personnage pour ne pas être en reste face à ce phénomène inter planétaire. De l’idée saugrenue d’un timbré naîtra notre douce folie. Ceci étant, bien que l’allégorie soit parfaite pour beaucoup d’entre nous, moi la première, il y a peu à parier que l’autruche soit le symbole de l’année. Encore que…

LA TÊTE DANS LE SABLE
L’été dernier, je me suis fait tatouer un petit sablier sur le bras droit. Une façon de symboliser mon rapport au temps (qui passe trop vite) et d’exprimer ma nostalgie chronique. En y repensant, et au vu ma facilité à mettre la tête dans le sable, j’aurais aussi bien pu me faire tatouer une autruche. Moins discret certes, mais tout aussi approprié au personnage. Faut dire que c’est sacrément pratique ce réflexe ! Ça ne fait pas oublier mais ça empêche malgré tout de continuer de voir ce qui nous blesse ou nous dérange, lorsque fermer les yeux ne suffit pas ou que la fuite n’est pas une option. On peut appeler ça le déni, le rejet, le refus de voir les choses en face. On peut trouver ça nul, on peut trouver ça lâche. Mais rares sont ceux qui peuvent se targuer de ne jamais user du stratagème. Tout ça pour dire qu’en plus d’inspirer une certaine manière de vivre ou de pratiquer la politique, l’autruche se distingue par sa capacité à courir à 30km/h sur un marathon (à faire pâlir d’envie les 16,5 millions de runners) et son alimentation saine (à faire pâlir les 3 millions de vegans). Ajoutons les caractéristiques de la calvitie et de la polygamie et rendons-nous compte à quel point l’autruche est tendance et comme il est facile de s’identifier au plus gros oiseau du monde  ! En somme, plus les lignes s’enchaînent, plus je me dis que l’autruche saurait rallier les populations. Je serais même prête à parier qu’elle pourrait bien être le symbole de 2018… Je crois que je tiens un truc…

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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