Home Sweet Home

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Parce que nous avons dépensé la modique somme de 2 500 euros d’électricité sur l’année, dont la moitié entre novembre et janvier. Parce que nous nous sommes malgré tout, gelés tout l’hiver avec une température moyenne intérieure n’excédant pas les 19°. Parce que nous n’envisageons pas d’engraisser davantage nos amis d’EDF. Parce nous n’avons pas non plus prévu de suivre un stage de survie Grand Froid ces prochains mois. Et parce que si nous voulons au moins bénéficier des dernières heures du crédit d’impôt CITE, il nous faut sauter le pas. Nous avons donc décidé de dire adieu à nos jolies fenêtres des années 60, qui étaient aussi charmantes que thermiquement inefficaces, et de consulter les professionnels « de l’ouverture et fermeture du bâtiment ». Un grand moment…

 

Le dindon de la farce
Sans vouloir tomber dans les clichés, quand on fait appel à certains corps de métiers, on le sait d’avance, on risque sérieusement de se faire entuber si l’on ne connaît rien à la chose. Typiquement la minette qui se pointe la bouche en cœur chez son garagiste pour comprendre d’où vient le bruit bizarre de sa petite citadine, a de fortes chance de récupérer sa Micra quelques jours plus tard, avec un joint de culasse remplacé, un pot d’échappement flambant neuf, de nouveaux essuies glaces qui avaient pourtant été changés il y a peu, et la note bien salée qui va avec. Ça sentirait presque le vécu ! Bref. Ceci étant, ce genre d’entourloupe marche aussi avec les plombiers, les électriciens… et, nous venons de le découvrir, avec les vendeurs de fenêtres. Et comme en 35 ans de vie, je n’avais pas encore eu à affronter ce genre de situation, je l’ignorais totalement. Ma surprise n’en fut que plus forte !

Voilà plusieurs mois que mon amoureux et moi-même avions des discussions parfois houleuses, n’ayons pas peur des mots, au sujet de la rénovation de notre maison en vue de gagner en confort thermique. On commençait toujours par envisager l’hypothèse de changer nos « ouvrants »  comme ils disent dans le métier. Puis on déviait inévitablement sur la mise en place d’une pompe à chaleur ou d’un poêle à granulés, et finissions toujours par délirer sur l’isolation extérieure ou l’installation de panneaux solaires capables de nous épargner à vie d’une facture EDF. On y allait à grands coups de recherches internet pour trouver le meilleur compromis et le meilleur rapport qualité prix. Sauf qu’on avait rarement le même point de vue, et qu’au bout du bout, à part s’embrouiller, on n’avançait pas beaucoup dans nos prises de décisions.

Jusqu’au jour où il a fallu remettre en route les radiateurs qui nous avaient coutés une tonne l’hiver dernier. Et là, au pied du mur, on a été raccord : nous allions faire établir des devis pour changer nos fenêtres.

 

L’habit ne fait pas le moine… mais quand même !
Encore fallait il savoir à qui s’adresser. Le hasard faisant bien les choses nous avions reçu quelques jours auparavant, un petit mot nous prévenant qu’une entreprise familiale, que nous ne citerons pas, intervenait prochainement sur notre secteur et que nous pourrions bénéficier des meilleurs tarifs de la maison si nous aussi nous faisions changer nos fenêtres. Bingo ! Nous l’avons donc appelée pour qu’elle vienne estimer le coût des travaux. C’est un monsieur d’une cinquantaine d’années, fumeur de roulées, portant un sweat gris aux couleurs de l’entreprise et de petites lunettes d’un autre temps qui a débarqué chez nous. Freluquet, pas forcément à l’aise… il avait tout pour nous faire « spoutch » d’entrée ! Notre côté social ainsi que notre totale ignorance du sujet nous ont quasiment convaincus de travailler avec l’entreprise avec lui. Mais nous nous sommes rapidement raisonnés et sommes tombés d’accord sur le fait de faire venir quelqu’un d’autre « pour voir ». Grand bien nous a pris. Outre le fait que première entreprise n’allait finalement pas du tout intervenir dans notre secteur, il se trouve aussi qu’elle était proche du dépôt de bilan, que les meilleurs prix du marché ne l’étaient pas et que, soit dit en passant, la personne qui allait rénover nos fenêtres avait été virée de tous les K par K, Clair de baies et autres enseignes nationales… ça laisse rêveur. Tant pis pour le monsieur qui fait spoutch. Next ! Cap sur une 2e entreprise qui pour le coup, nous avait été véritablement conseillée par des voisins.

 

Changement de décor. Le commercial, jovial et gominé, arrive dans une BMW flambant neuve. Niveau de confiance avant même qu’il ne franchisse le seuil de la porte : -50… Autant le premier qui roulait dans une Mégane grise toute cabossée m’avait fait de la peine, autant lui m’a immédiatement fait dire qu’on allait se faire allumer. Mais nous l’avons quand même reçu ! Tout se passait bien, jusqu’à ce qu’après deux heures de discussion, somme toute intéressante et productive, le monsieur gominé nous tende le stylo pour repartir avec son devis signé. Et cette technique commerciale des années 80, ça n’a pas été possible ! On s’est senti comme des petits vieux pris à la gorge par le vendeur de panneaux solaires qui leur explique que la promo, c’est maintenant ou jamais et qu’ils regretteront toute leur vie ne pas avoir saisi pareille occasion ! Un peu plus avertis à cette pratique douteuse que des octogénaires isolés, nous l’avons gentiment renvoyé dans ses pénates et mis fin à la conversation. Déjà que nous n’étions pas hyper enthousiastes à l’idée de remplacer nos jolies fenêtres en bois par du PVC blanc tout moche, il ne fallait pas non plus qu’il décide de nous mettre trop la pression. Qu’on nous laisse digérer que Diable! Je me permets une petite précision : oui, nous avons opté pour du PVC. Par dépit, plus que par choix. Parce que l’aluminium c’est bien plus beau, mais c’est aussi bien moins isolant (c’est Google qui l’a dit) et que ça double quasiment la note (c’est le monsieur qui nous l’a démontré). Les deux combinés, ça ne collait pas du tout avec notre objectif de faire couler EDF sans nous amputer des deux bras. Parenthèse fermée.

 

Let’s GO…
Le lendemain, alors que le thermomètre de la maison peinait à dépasser les 13°, nous avons appelé le monsieur à la BMW et signé notre devis à trop de chiffres… ça fait mal. D’autant plus que nous sommes nombreux visiblement à vouloir profiter du crédit d’impôt de la dernière chance et que la liste d’attente pour se faire poser les menuiseries moches mais isolantes est longue, très longue… Il est donc fort probable que nous profitions quelques longs mois encore, de nos jolies fenêtres trouées des années 60…

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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