Jambe en mousse

Jambe en mousse


À vouloir partir « fittée » à Montréal pour m’autoriser sans complexe, le petit short et la grosse poutine, j’ai couru tel Forest Gump tout le mois de juin. Résultat des courses, je suis partie au Canada avec une jambe en mousse et les baskets en berne. Ce qui signifie ZÉRO footing au pays des Caribous. Lorsque j’étais là-bas, j’arrivais à composer avec et à tenir sans… De retour à Lyon, avec tout ce que cela implique, c’est déjà plus compliqué… Je plains nos gosses! Ouf qu’ils soient tous en vacances, ailleurs.

 

Aïe…

C’est arrivé sans crier gare. Après une jolie session au parc de Lacroix Laval, j’ai senti ma hanche flanchée. Ça ne m’a pas fait rire mais je me suis dit que ça allait finir par passer en calmant un peu le jeu. Que nenni! J’ai tenté une sortie au parc Mont Royal plus de 10 jours après … et me suis arrêtée au bout de 3 minutes, dixit mon Apple Watch, de peur de devoir me faire opérer sur place ! Du coup, je n’ai pas osé persévérer et me suis mise à la marche rapide, le temps des vacances (autant vous le dire : c’est complètement nul ce truc, mais c’était ça ou rien, donc j’ai opté pour ça). Dernier coup de grâce, le dimanche matin avant notre retour : impossible de me relever de ma chaise alors que je finissais d’écrire les traditionnelles cartes postales. La journée s’est poursuivie sous doliprane et sans bouger. Les 6 h d’avion qui m’attendaient le lendemain ont été quelque peu redoutées à ce moment précis. Mais soit. Ça a fini par aller et le vol s’est enquillé comme si de rien n’était ou presque.

 

Et maintenant, on fait quoi ?

À peine 24h après notre retour, je filais chez mon ostéo chouchou qui guérit d’habitude tous mes maux. Sauf que là, il n’a rien guéri du tout et que les deux dernières tentatives de footing se sont encore soldées par un cuisant échec.

Donc on fait quoi, maintenant ?

« Va à la piscine » m’assène mon cher et tendre qui me voit dépitée (et un peu sur les nerfs aussi !). Sauf que la natation, c’est bien beau, mais c’est galère, à moins d’avoir un bassin dans son jardin (et là, je vous invite à lire mon post  « La fameuse piscine 3 boudins »   et vous verrez que nous ne sommes pas vraiment équipés d’un couloir de nage). Ça l’est encore plus en plein été, alors que ceux qui ne partent pas en vacances squattent n’importe quel point d’eau, de 10h à 21h, sans relâche. Et puis, sans vouloir faire la snob, se baigner dans les piscines municipales, signifie quand même pouvoir oublier tout ce qui s’y passe ou peut s’y passer. La dernière fois qu’une amie et moi avons tenté l’expérience, nous nous sommes vues stopper net à l’entrée pour cause de caca intempestif dans l’eau… sans commentaire. Entre « ça », les verrues et le reste, c’est vrai que faire trempette ne donne pas toujours envie-envie… En plus, aller nager, ça prend du temps. Le footing, c’est simple, rapide et efficace. Tu enfiles tes baskets, tu sors, tu cours, tu rentres et c’est terminé. La piscine, le temps que tu t’y rendes, que tu te faxes dans ton maillot qui boudine, puis que tu douches, te sèches, te changes et que tu rejoignes ton domicile… il s’est passé deux heures et tu n’es pas restée la moitié du temps dans l’eau!  Sans parler du fait que tu repars avec le gracieux tatouage des lunettes de piscine autour des yeux et que même après une tonne de gel douche, tu arrives encore à sentir le chlore.

 

2e option

Alors, pour se muscler et avoir l’impression de faire du sport, il y a aussi le fameux TBC ! Le TOP BODY CHALLENGE ou l’art de se faire suer pendant 3 mois, pour constater qu’aucun squat, commando ou autre exercice tordu ne réussira à te faire fondre, toi, alors que TOUTES les autres filles qui s’y essaient trouvent ça FOR-MI-DABLE ! 12 semaines passées sous ma véranda dès 6h du matin, en plein hiver, par -5° à m’adonner à cette torture ! Même en y ajoutant 30 minutes de corde à sauter tous les 2 jours, ça n’a rien donné ! Mauvaise option donc… Next.

 

3e option

Pour garder la ligne évidemment, il y a toujours la possibilité de faire un régime. Ou du moins « surveiller ce que l’on mange ». Sauf que pour moi, c’est le pire de tout. Me dire que je vais devoir oublier le chocolat, les gâteaux, les glaces, le rosé pamplemousse, les BBQ… ça me déprime et ça me rend aigrie d’avance. En somme, Weight Watchers n’est conseillé ni pour mon moral ni pour le bien-être et la sérénité de mon entourage !

 

And the Winner is …

Ainsi, j’opterai plutôt pour aller consulter un autre ostéo en attendant que le mien rentre de ses vacances. Parce que 3 semaines sans courir, sans manger ou à devoir faire des pompes, c’est multiplier les risques de me voir devenir hystérique ou exploser en plein vol. Sans parler de ce fichu semi marathon dans lequel je me suis embringuée et que je ne vais réussir à tomber si je ne m’entraine pas un tant soit peu …

À ceci près que trouver un ostéo en août, c’est comme espérer aller à la piscine municipale sans sentir le chlore en sortant…

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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