Je voulais juste une petite robe…

Je voulais juste une petite robe…


Je ne suis pas de celles que l’on appelle les « fashionistas». Loin de là. N’empêche que, de temps en temps, j’aime bien claquer un peu de fric dans des fringues dont je n’ai pas besoin, des chaussures qui viennent rejoindre celles que je ne mettrai pas ou peu ou des sacs qui seront ravis de tenir compagnie à ceux qui s’empilent déjà sagement dans mon armoire. Que celle à qui ce n’est jamais arrivé me jette la première pierre !

Ceci étant, je m’en vais calmer les ardeurs et mettre fin au doute tout de suite, si tant est qu’il y en est : bien que je rêve de Sézane, de Maje, de Sandro ou autre Sessun, je me retrouve la plupart du temps à déambuler dans les allées bondées de ZARA ou de MONOP (oui, oui MONOP !). Il se trouve que la plupart du temps aussi, je pars pleine d’entrain, parfaitement réjouie d’imaginer la petite robe, la chouette veste, le joli jeans, ou les sneakers canons qui seront bientôt en ma possession … et que je reviens avec des sacs remplis de fringues dont les tailles oscillent entre 4 et 12 ans. (Faites des gosses qu’ils disaient !). Mais là n’est pas le propos du jour. Non, le propos du jour est : « Comment ça se passe cet automne pour trouver une robe qui te couvre le derrière quand tu lèves les bras ? » Oui, dit comme ça, je vous l’accorde, c’est hardos, mais pour l’avoir expérimenté deux fois cette semaine, c’est véridique. Du vécu. Du concret. Si tu ne mesures pas 1m20, c’est un véritable challenge de trouver une robe qui soit d’une longueur à peu près décente. Jugez plutôt.

 

SAMEDI
Ilette a besoin d’un jean. Nous partons en ville en quête d’un high waist pour notre adolescente qui, jusqu’à ce qu’elle voie sa cousine et Kylie Jenner ne jurer que par eux, ne SUPPORTAIT pas d’avoir un pantalon avec un bouton qui puisse lui effleurer le nombril. Ça piquait, ça grattait, bref, c’était l’enfer sur terre à l’écouter. Mais, maintenant que toutes les nanas (entre 13 à 20 ans) arborent des jeans qui remontent jusqu’aux poumons et dont la couture rentre joliment dans les fesses, le taille basse est devenu la pièce à bannir de son armoire. Ca tombe bien : elle n’avait que ça !

Parce qu’il est d’usage de céder de temps à autres aux caprices de nos ados et que finalement, on serait bien mal placés pour leur jeter la pierre, nous nous mettons donc en route pour rejoindre Zara. En plein centre-ville. Un samedi. Après-midi. Je ne vous fais pas le dessin du monde dans le bouclard. Ni dans les cabines d’essayage. Ni aux caisses… Je n’avais pas mis un pied dans le truc que je m’étais déjà fait bousculées par 3 gonzesses, perdu mon gosses sous les penderies et manqué d’en coller une au vigile qui s’est s’imaginé que j’allais m’amuser à prendre la fuite avec un pull à 26,99 euros sous le bras.

Ceci étant, une fois que j’ai eu pris le parti de faire fi du brouhaha et de cet environnement hostile, une fois que j’ai eu refilé les gosses à mon amoureux pour qu’ils cherchent tous ensemble le fameux jeans, j’ai tenté d’en « profiter » pour jeter un œil. Chez Zara, ma technique est la suivante : tu touches, tu prends, tu paies, tu rentres chez toi, tu essaies, rien ne va, tu ramènes. Ainsi, tu as eu l’impression de faire un shopping de maboule et en fait tu n’as pas dépensé un rond ! C’est la maman de la famille australienne dans laquelle j’ai vécue quelques mois il y a fort longtemps, qui m’avait enseignée cette technique d’achat compulsif anti-culpabilité. Ultra efficace. Sauf que cette fois ci, armée de notre adolescente qui est encore en droit de squatter les cabines des enfants (désertes, ce jour-là), j’ai pu moi aussi m’adonner aux joies des essayages en live. J’avais sous le bras 4 ou 5 robes. Toutes canons ! Mon dilemme sur le coup allait être de devoir faire un choix. Le problème n’en a pas été un longtemps. Il n’y en a pas une qui me couvrait les miches quand je soulevais le bras. Alors, vous allez me dire qu’on ne lève pas les bras toute la sainte journée. Bah si en fait. Attache-toi les cheveux : levage de bras. Prends le dossier sur la dernière étagère : levage de bras. Étire toi : levage de bras. Porte ton gosse : levage de bras … bref soit tu décides de porter une robe, soit tu décides de vivre normalement. Soit tu décides de porter une robe et de vivre cul nu. Résultat des courses, je suis sortie sans robe, sans rien, bredouille et contrariée car, vraiment certaines me plaisaient.

 

JEUDI SUIVANT
Parce que je suis un peu têtue-tenace, j’ai profité d’un passage en centre-ville pour renouveler l’expérience et mettre fin à ma quête désespérée de petite robe canon. Petite robe qui en plus, qui trouverait toute sa place dans mon placard fraichement débarrassé de toutes les fringues que je ne mettais plus jamais. Retour chez Zara. Zara en semaine et Zara le week-end, c’est un peu le principe de la côte d’azur en saison/hors saison. Un jeudi midi, chez Zara c’est Palavas les Flots au mois de novembre : désert. Dans le magasin, dans les cabines, aux caisses. Le pied. Je refais donc mon petit tour. J’évite soigneusement de reprendre les micro robes de la dernière fois et porte mon choix sur d’autres qui me semblent plus mettables. Je me rends en cabine. Je me débarrasse de mes couches et sous-couches de vêtements (toujours un grand plaisir les essayages à cette saison) et me remets à la tâche. Sans grande surprise, les robes vendues comme telles auraient du l’être au mieux en tant que tuniques. Une nouvelle fois, je quitte le magasin bredouille et un tantinet énervée. Je saisis mon téléphone pour faire part de mon exaspération à l’une mes amies

« Les robes qui couvrent la zizoune, c’est prohibé chez Zara cet hiver ?

– T’as du confondre avec des tuniques…

– Euh… je sais que je ne suis pas Carrie Bradshaw mais quand même je sais encore reconnaitre une robe d’une tunique.

– Bah c’est que ce sont des modèles qui se portent avec des collants ultra opaques…

OK, donc, après le jean high waist, la petite robe, je vais maintenant me mettre en quête d’une paire de collants en 400 deniers… ou me résoudre à m’habiller chez Jacqueline Riu.

 

 

visuels : Les poupées Russes + Pénélope Bagieu

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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