Summer will be back soon

Summer will be back soon


1er février. Ça y est ! Ça en est enfin fini des festivités de bonne année. On commence à en avoir plein le dos (et le bide) des soirées galettes, tartiflettes, raclettes, crozilflettes. Dans une petite semaine, on en aura terminé avec les crêpes, les bugnes, les oreillettes. Ce qui laisse entrevoir quelques petits mois tranquilles pour se refaire une santé et surtout une ligne. Ça ne sera pas trop. La dernière fois que je suis montée sur une balance, cette saleté de machine m’a affiché un chiffre que je n’avais jamais atteint autrement qu’enceinte … J’annonce : le seul truc en « ette » que je veux entendre ces prochaines semaines c’est « paire de baskets ».

 

LE PETIT CHEMIN QUI SENT LA VIOLETTE

Ça tombe bien, le temps est clément en ce moment. Oui, parce que veux bien faire des efforts mais courir à l’aube sous la neige, ça allait bien quand j’avais 25 ans et que je vivais au bord d’un lac. Maintenant que j’en ai 10 de plus et que je me farcis du bitume à plus savoir où le mettre, je me sens dans mon bon droit de réclamer au moins quelques rayons de soleil. En général, je règle mes footings sur les prévisions météo. J’enfile ma tenue au saut du lit, et je file le nez au vent ou presque. J’essaie toujours d’anticiper un peu le parcours afin d’éviter les grosses montées qui tuent d’emblée, ou les vieilles descentes qui fusillent les genoux. À trop chérir le plat, la dernière fois, je me suis retrouvée à courir dans un endroit capable de déprimer une armée ! J’ai emprunté mon début de chemin habituel, et prise d’une folle envie d’exploration, j’ai tourné à gauche au lieu d’aller tout droit… Au bout de quelques mètres, j’aurais déjà dû sentir la patate et faire demi tour. Mon optimiste m’a poussée à aller de l’avant : j’allais bien finir par tomber sur un petit coin de paradis caché ! Ainsi, ai-je poursuivi sur ma lancée et en lieu et place du coin de paradis, me suis-je retrouvée dans une zone industrielle, puis devant une casse, puis près d’un camp de gens du voyage où un chien errant a cru bon de me surprendre, puis à côté d’un camping désaffecté… Au moment où je courais sur une route parallèle à l’autoroute, j’ai fini par me dire que la découverte ne jouait manifestement pas en ma faveur et qu’il était temps de mieux border mes sorties. Bref, tout ça pour dire, que si en plus, je m’étais payé ces 14 bornes sous la pluie, j’aurais pu l’avoir encore bien plus mauvaise…

 

PAIE TA CORDE

Vu les dégâts post fêtes, voilà une petite semaine qu’en plus de me footing, j’essaie de « faire attention ». Faire attention. Quel affreux gros mot. Enfin, si je suis tout à fait honnête, je me suis mis en tête alors j’étais en déplacement la semaine dernière, d’être plus vigilante quant à mon alimentation… Parce que le premier jour, pendant que je m’empiffrais un gros sandwich au poulet dégoulinant de mayo assorti de son énorme éclair au café aussi industriel qu’insipide, ceux avec qui j’étais, jeûnaient ! Nan mais sans rire ?! Qui jeûne dans la vraie vie ! Personne ! C’est bien ma veine ! Il a fallu que les derniers afficionados du carême avant l’heure, tombent sur moi … En tout cas, jeûner, moi ? jamais ! J’ai l’estomac qui crie famine à 9h, je frise l’apoplexie à midi et devient terrifiante si par malheur à 13h, je n’ai toujours rien à me mettre sous la dent. Ceci étant, me goinfrer seule dans mon coin et sentir mon jean devenir de plus en plus slim, m’a quand même posé quelques problèmes de conscience. C’est donc le lendemain, au retour de ce deuxième jour de déplacement, que je suis montée sur la balance et que le nombre affiché par ce sale truc m’a limite fait tourner de l’œil. Depuis donc, j’essaie de « faire attention ». Bon, si j’étais encore tout à fait honnête, je dirais que je n’ai pas vraiment « essayé de faire attention » longtemps. Au bout d’une journée sans chocolat, ni gras, j’étais dans le même état que mon amoureux qui est lui, en plein sevrage de nicotine. Deux humeurs aussi joviales réunies sous un même toit, ça faisait beaucoup. Trop même. Je me suis donc dévouée, que dis-je sacrifiée, pour que mon homme ne reprenne pas le tabac et que je reste un minimum agréable avec mon entourage. J’ai donc opté pour ressortir les Chocobons et ma bonne vieille corde à sauter Décathlon, pour compenser. Ainsi, après les 12 semaines intensives de TBC pourri l’année dernière, me voilà de retour dans mon jardin à 6h40 du matin, la corde à sauter dans une main et la corde tout court dans l’autre, pour sauter comme un cabri mal à point, en vue de m’affiner le cuisseau et me raffermir les miches. Il va de soi que j’ai l’air délicieusement ridicule. Mais ça tombe bien : ça ne tue pas, et personne ne me voit ! Maintenant mon homme râle parce que je fusille le peu de pelouse qu’il y a sur notre terrain et que ses rêves de gazon anglais pour cet été s’envolent de nouveau en fumée. Qu’importe : ici, la « faim » justifie les moyens.

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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