Vacances de m…


Cette année, je ne sais pas ce qu’on a fabriqué mais on s’est mal débrouillé. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé : on a passé des dizaines d’heures sur le sujet, des semaines à éplucher toutes les cotes espagnoles, italiennes, françaises pour trouver notre lieu de villégiature de l’été, mais on n’a jamais su se décider. Moralité, au 15 juin, on savait ne toujours pas où on partait le 22 juillet. Autant vous dire qu’à si brève échéance, il ne restait plus beaucoup de pépites sur le marché. Comme on avait quand même des exigences (enfin, surtout moi pour être honnête) et qu’on n’imaginait pas mettre 5 000 euros dans une location, on a dû faire des compromis. Après coup, je ne suis pas certaine qu’on ait fait les meilleurs !

Viva Espagna !

Cela fait des années que je veux découvrir Valence. Pour ceux qui suivent attentivement ce blog (et Dieu sait que vous êtes des milliers), la dernière fois qu’on a voulu y aller, Volotea a eu la bonne idée d’annuler notre vol à quelques jours du départ (pour la mise à jour sur le sujet, c’est ici !). On n’a jamais eu l’occasion de retenter. Alors, quand on a trouvé un « bas de villa » à Javea (soit à une heure de Valence) avec piscine et terrain de tennis privé, on a oublié qu’on ne savait absolument pas tenir une raquette et qu’un bas de villa serait peut etre un peu bizarre, on l’a réservé.

Comme c’est à environ 10h de route, ressenti 6 000 pour moi, j’ai proposé qu’on s’arrête 2 jours à Barcelone pour couper la route et profiter de cette ville qu’on n’aime finalement pas tant que ça, mais qui a le double mérite d’être à mi-chemin et d’être une ville (mon amoureux a parfois du mal à l’avouer mais c’est un vrai citadin et il a beau être en ville toute l’année, il en redemande encore pendant les vacances. Si j’avais choisi pour moi, on serait allé dans une chambre d’hôte perdu dans un village en pierre perché dans une colline ou en bord de mer, dans une station aux airs d’Ehpad pour être loin de la foule et pour pouvoir courir tranquille le matin sur la jetée. Comme il faut essayer de satisfaire tout le monde, nous avons pris la direction du fief de Gaudi. Nous avons échoué dans un hôtel qui aurait pu être bien (belle bâtisse, belle piscine, beaux abords) mais qui ne l’était pas vraiment (chambres d’un autre siècle, faites de bric et de broc, niveau d’insonorisation proche de 0, restaurant de l’hôtel cauchemardesque a en faire crever Philippe Etchebest). Nous aurions dû sentir que c’était le début d’une série pourrie, mais comme nous sommes de grands optimistes, nous n’avons pas perçu le signe. Nous avons repris la route direction Javea, dans la joie et la bonne humeur.

Destination Javea

5 heures plus tard, nous y étions. La maison était bien telle que décrite : c’était un bas de villa, la piscine était là, le terrain de tennis aussi. Ce que l’annonce avait oublié de préciser, c’est qu’elle se trouvait en bord d’une nationale au trafic incessant, que la zone de dépôt des ordures était en face, que le propriétaire (qui vivait au-dessus) avait un chien avec lequel tu devais passer tes vacances (ceux qui me connaissent savent que les chiens, les chats, les hamsters, c’est pas trop dans mes idéaux de vie).

Pour rajouter une cerise sur le pompon du gâteau, pas de grande table sur la terrasse, et pour cause : pas de terrasse. Si tu veux prendre ton petit dej dehors, dessiner, faire un jeu de société, éplucher tes légumes, diner, ou que sais-je, tu le fais sur la micro-table de 40×40 et sur le terrain de tennis. En revanche, tu peux vivre l’expérience du cachot, en restant à l’intérieur. C’est si sombre que tu ne peux vivre que la lumière éclairée. On se souviendra de la phrase magique du Rat : « Moi je l’aime bien cette maison : on dirait un bunker ! ».

Voilà. Donc à partir de là, il a fallu oublier les longs déjeuners en terrasse et les footings au départ de la maison (sauf à vouloir se faire couper en 2 dès le portail franchi).

De toute façon, on a vite oublié ces idées car, 2 jours plus tard, le Rat était malade (4 jours à 40 de fièvre qui nous ont permis de découvrir les urgences, à défaut d’Alicante et de savoir que franchir leur seuil coute déjà 122 balles).

Nous avons donc eu la chance de connaitre la gastro la plus carabinée et la plus onéreuse de l’histoire de France et de Navarre.

Je vous passe que ladite gastro a aussi bouché les évacuations. Que ce qui ne rentrait plus d’un côté ressortait par la douche. L’épidémie a dû se répandre au-delà de notre maison, car il a fallu attendre 3 jours pour avoir un débouchage dans les règles. Entre temps, douche extérieur, gastro interdite et odeur des plus agréables dans le bunker. Que du bonheur. Je vous passe aussi la crise de l’ado qui a fini de nous achever.

Pour une fois, on n’a pas regretté de quitter notre maison d’été. On en est même parti soulagés. Encore plus qu’on savait qu’on allait en direction de Valence, que l’ado serait déposé dans un Flixibus pour rentrer à Lyon et que nous allions peut-être voir le bout du tunnel. Éternels optimistes que nous sommes.

I Love Valencia

Arrivés à Valence, c’est moi qui ai pris le relai et récupéré la gastro du Rat. Au premier jour, je n’ai vu de la Ville que les toilettes que ses nombreux cafés offraient. À tel point que je pourrais rédiger un guide recensant les toilettes les plus propres du coin. C’est peut-être pas con comme idée… y’a certainement un business à prendre. Autre business à prendre, si jamais vous êtes en quête d’une reconversion pro : misez sur la construction de parking souterrains. Je crois que ceux qui ont conçus les existants ont un léger défaut de perception, un trouble de l’espace ou la certitude nous roulons tous en AMI. Adeptes des sueurs froides : l’expérience du parking souterrain de Valence est faite pour vous !

Heureusement, comme pour Franck Ribéry, « la roue tourne a tourné ». Nous avons fini par découvrir et surkiffé Valence. J’ai tout aimé là-bas : les paella, les churros con xiocolate, les patatas bravas, l’architecture, les quartiers-surtout celui de la cité des arts et des Sciences qui est spectaculaire, l’océanografic, l’ambiance et même le musée d’art contemporain (c’est dire). C’était tellement bien, que j’ai même regardé pour y retourner bientôt… en avion cette fois, peut-être même avec Volotea ! Je sens qu’on va encore bien se marrer…

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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