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Ça y est ! Après 15 jours de vacances canadiennes, nous voilà de retour sur Lyon. J’espérais pouvoir raconter notre séjour au fil de l’eau et faire vivre nos aventures en direct. J’aurais pu me douter que cela n’allait pas être aussi simple et que mon Mac allait plus servir à regarder Samsam qu’à rédiger mon blog. Ceci étant, le jet lag passé (il nous aura fallu presqu’une semaine pour nous en remettre), voici le récit de notre premier family trip.

Embarquement immédiat
Première étape et pas des moindres : le départ et les 6h de vol. Je m’étais tellement imaginée que ces 360 minutes allaient être atrocement atroces, que finalement je ne les pas trouvées si pires. Mon amoureux lui ne devait pas s’être mentalement préparé car, quand je lui ai fait part de ce sentiment, il m’a juste répondu : « on n’a pas du vivre le même vol alors ». Ah… Évidemment, l’avion avec 3 enfants, c’est pas forcément l’idéal. S’assoupir tient de l’exploit compte tenu des conditions de détention et le fait d’avoir sur soi un asticot qui brasse en continu, même quand il dort. Occuper un enfant de 2 ans et demi nécessite d’être partie avec 45 feuilles A4, autant de crayons de couleurs, 14 Monsieur-Madame, 18 petites voitures et implique d’accepter sans criser de changer d’activité toutes les 5 minutes. Enfin, espérer regarder d’une traite les 123 minutes du dernier Bridget Jones est totalement exclu. Aussi, est-il conseillé d’aimer les entractes et d’apprécier se contorsionner dans les micro toilettes pour éviter les catastrophe en plein ciel.
Assis entre les deux grands, mon amoureux n’a pas eu l’air d’avoir un vol plus facile! Ceci étant, nous avons posé le pied sur le sol canadien vers 15 h, pris un taxi et sommes arrivés dans la maison qui allait être la nôtre les 15 prochains jours. Une jolie maisonnette en briques rouges de la rue Warvely, en plein Mile End : le top. Nous avons déballé nos affaires, lutté contre le sommeil, découvert les premières rues de notre quartier, englouti un gros hamburger au « L’gros luxe », qui deviendra notre cantine et qui restera de loin le restaurant préféré de Babin, et nous sommes tombés comme des masses vers 22 h. Il était temps : Méo s’endormait dans ses frites.
À 5h50, soit moins de 8 heures plus tard, nous entendions déjà le pas léger de nos enfants sur le parquet grinçant. Même matinale… ça fait mal ! Pour autant, cela nous aura permis de décoller de la maison avant 9h et de découvrir le marché Jean Talon en plein réveil.

Promenons-nous…
Si je m’étais préparée à ne pas vivre ce voyage comme un voyage ordinaire (comprenez un voyage à deux, en amoureux, sans enfants) le naturel sera vite revenu au galop. À la fin de premier jour, nous avions parcouru 17 km… et vu ainsi pas mal de Montréal. Les enfants ont dû comprendre qu’il allait en être ainsi pendant 2 semaines s’ils continuaient de se lever aussi tôt. Etonnamment, dès le lendemain, le réveil fut plus tardif !
Cela ne nous aura pas empêché de parcourir plus de 170 kilomètres en 15 jours… Avec 3 gosses, c’est une prouesse ! Que dis-je ? Un miracle ! Sachant que nous avons eu à les disputer en moyenne tous les 500m… je vous laisse calculer le nombre de fois où l’un d’eux a failli se faire jeter sous les roues d’un Dodge ! Le pire, c’est que ces andouillettes ne râlaient pas tant du fait que nous marchions beaucoup, mais plus parce que nous n’allions pas suffisamment dans les magasins (de jouets) et que nous n’achetions pas suffisamment (de jouets). Ou parce que nous n’allions pas suffisamment au restaurant. Ou que nous y allions trop. Ou que nous ne prenions pas assez souvent de desserts. C’est vrai, qu’après une poutine ou un burger frites quasi quotidien, ma conscience et la balance me demandaient en douce de leur faire grâce de calories supplémentaires et que je ne les contrariais pas. Mais à entendre Babin, malgré tout, nous mangions tous les jours des légumes, car il y avait toujours une rondelle de tomate dans les burgers ou une feuille de salade qui décorait l’assiette… je ne sais pas ce qui m’a plus tuée entre cette réflexion et le moment où les enfants nous ont dit, après être restés deux heures dans un magasin rempli de peluches Pikachu et autres bricoles de filles en tout genre, que nous ne faisions que des trucs pour nous faire plaisir à nous… sous entendu, pas à eux [..Soupir…]

Montréal, on se souviendra
Ceci étant, pour être très honnête, pour de vrai, on a tout aimé à Montréal, ou presque. On a adoré qu’il y ait des parcs à tous les coins de rues. On a adoré l’ambiance du Mile End et les frites canadiennes (qui, au risque de me faire insulter, sont franchement meilleures que les nôtres !). On a adoré la gentillesse des gens et leur facilité à entamer la discussion. On a adoré le festival Complètement Cirque et surtout le spectacle Rouge du Jardin Gamelin (que nous aurons vu pas loin de 3 fois !). On a été émerveillé par le spectacle Aura donné dans la basilique Notre Dame de Montréal. On s’est délecté de la poutine de la Banquise, des glaces de Kem Coba et des milkshake de chez Juliette et Chocolat . On a adoré prendre un Brit and chips et le déguster à la tombée de la nuit, sur un banc près du Vieux Port. On a adoré parcourir les étals du marché Jean Talon et se balader au bord du canal Lachine. On est tombé sous le charme de la rue Duluth. On a apprécié trouver des bières fraiches à toute heure et chez tous les « dépanneurs ». On a succombé au charme de la place Jacques-Cartier…

On a moins aimé les poubelles qui jonchent le sol, le Philadelphia et leur Rosette qui n’égalera jamais la nôtre. On a regretté de ne pas avoir pu découvrir le circuit Gilles Villeneuve et parcourir correctement le parc Jean Drapeau, dont la majeure partie était en travaux et sinon, occupé par le Piknik Électronik (que nous n’aurons pas fait) et le Festival Afro-Monde (que nous n’aurons pas fait non plus).

On a été surpris de voir autant de gens à vélo et tatoués (mais quand je dis tatoués, c’est vraiment beaucoup beaucoup tatoués). On a été étonné de l’accent à couper au couteau de certains (même si nous n’avons pas eu la chance d’en entendre un aussi prononcé que celui de Marion Cotillard dans Rock’n Roll). On a été stupéfait du civisme des gens et de leur respect (qui ne s’est pas rendu dans les toilettes publiques de Montréal ne peut pas comprendre !). On a été ébahi de leur bienveillance et leurs égards envers les enfants… non pas que nous les traitions mal – entendons-nous bien:) – mais on les a trouvés pour le moins … très prévenants ces Canadiens!

Coups de cœurs perso
J’ai adoré mes virées matinales au Mont Royal et gravir les 342 qui mènent au belvédère. J’ai dévoré chaque matin les bagel cannelle raisin de la rue Saint Viateur. J’ai ouvert grand les yeux et le porte-monnaie dans la boutique 1861. J’ai aimé prendre mes marques dans notre quartier et me sentir comme chez moi au bout d’une semaine.

Mon amoureux, lui, a apprécié sa rencontre avec Tony, le plus vieux tatoueur de Montréal (88 ans s’il vous plait !) mais a préféré se rendre à Tatouage Royal et confier son corps à Bella Donna Hurricane pour son « souvenir » local (on se demande bien pourquoi !). Il a adoré Downtown, les gros buildings et la rue Sainte Catherine. Il a aimé « magasiner » à Empire de la rue Bourrassa et photographier les nombreux graf qui habillent les rues.

Babin a aimé ouvrir son coffret de 873 cartes Pokémon super rares et a surkiffé L’gros Luxe. Il a regretté de ne pouvoir manger des frites qu’un repas sur 2 et de ne pas avoir eu plus de cadeaux.

Méo a surkifé monter dans le camion des pompiers et faire peur aux écureuils. Il a regretté de ne pas avoir emmené on vélo au Canada mais a promis de le prendre la prochaine fois que nous y viendrons !

Ilette quant à elle aura été finalement la plus facile à vivre des trois. Elle n’a juré que par les magasins Vans et le San Pelligrino aromatisé qu’elle a bu en litres. Elle a été désespérée à l’idée de ne pas en retrouver en France, mais Ouf, on a pu s’approvisionner!

Le mot de la fin
On s’est surpris à se plaire autant dans cette Ville que nous ne connaissions pas et dont nous avions que peu d’images finalement. On n’a pas regretté notre destination ni notre choix de ne pas en bouger pour profiter pleinement de cette ambiance Montréalaise, si particulière. Grand succès pour ce premier family trip. Nous avons hâte de renouveler l’expérience… Reste à savoir où l’avion nous emmènera la prochaine fois …

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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