Dans la famille « Balance ton quoi », je demande VOLOTEA


c’est sûr qu’après tout ça, si un VOLOTEA décolle ….
t’es pas rassurée
(Illustration P. BAGIEU)

Je vous ai épargné la kermesse de l’école (mais vous en aurez un résumé en fin d’article, si vous voulez). J’ai tu les 18 heures de voyage pour rentrer de Sardaigne (et les 18 de l’aller aussi, mais bon, partir en vacances, c’est toujours moins relou que rentrer. Et un voyage de nuit, c’est aussi moins pire qu’un10h-21h sur le ferry). J’essaie de ne pas râler du monde qui envahit de nouveau les rues de Lyon et de prendre sur moi quand je reçois les 678 notifications Whatsapp de parents d’écoles qui préparent joyeusement la rentrée. Je prends soin d’éviter les sujets douloureux et tente tant bien que mal, de conserver une zénitude (somme toute, très fragile).
Mais voilà, récemment un événement est venu tout chambouler.
Au départ, c’est un contretemps banal qui m’a simplement contrariée. Puis ça c’est transformé en bataille et ça a commencé à me mettre sérieusement la rate au court-bouillon. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être en guerre. J’ai un combat à mener et perdu toute notion de « raison gardée ».
Cet événement, des milliers de gens l’ont vécu cette année (et les années précédentes, merci COVID). Je ne sais pas combien se sont érigés contre, combien ont eu gain de cause ni combien ont fini sous Prozac. Je ne sais pas non plus comment je finirai, mais à ce rythme, je crois que VOLOTEA va avoir plus de suicides sur les bras qu’Orange n’en aura jamais eu à la pire époque de son histoire.
Récit d’une histoire sans fin, qui aura eu raison de ma raison…

TOUT PARTAIT D’UNE BONNE INTENTION
Tout est parti du cadeau que j’ai offert à mon amoureux pour son anniversaire : 3 jours à Valence (en Espagne, évidemment!) rien que tous les deux. Échaudée par la tristement célèbre compagnie aérienne VOLOTEA, je n’ai pourtant pas bien eu d’autre choix que de lui renouveler ma (non)confiance. Et pour cause, c’est la seule à assurer la liaison depuis Lyon (à prix abordable, j’entends… à 600 euros l’aller-retour, c’est pas à Valence que je vais, soyons clairs !). Quand j’ai appuyé sur le bouton « réserver », je n’étais que moyennement rassurée. J’ai tellement dû sentir la patate que j’ai choisi un hôtel avec annulation gratuite jusqu’à 2h avant notre arrivée. J’ai bien fait.
Pour commencer, la compagnie nous informe que nous ne partirons pas à 18h comme cela était prévu mais à 8h. OK. Très pratique, quand on imaginait poser l’enfant à l’école le matin, aller bosser et partir tranquillou à l’aéroport ensuite, mais passons. Quelques jours plus tard, un 2e mail annonce que, finalement, nous ne partirons pas car notre vol était annulé. Sur le coup, je trouve ça pénible quand même, mais bon, ça reste sans grande conséquence. Après tout, si on ne part pas à Valence, on ira ailleurs. Et puis, la compagnie est tenue de rembourser ces vols, c’est elle-même qui le dit, donc je ne me sens ni trop inquiète ni trop bananée. À tort.
Quand je fais ma demande de remboursement en ligne, allez savoir pourquoi, elle se transforme en voucher (comprenez bon d’achat, avoir, bref, attrape couillon pour te faire, soit perdre soit dépenser plus de thunes à l’occasion d’un prochain voyage que tu ne feras de toute façon jamais avec cette compagnie). Naïvement, j’ai pensé à une erreur. Alors, j’ai contacté le service client par le fameux Facebook messenger… et c’est là que tout est parti à vau l’eau.


INITIATION A LA CONVERSATION POUR PRENDRE LES GENS POUR DES CONS.
Je pense que chez VOLOTEA, les community managers sont formés pour faire des réponses de Normands (pardon les Normands) et gagner du temps. Je soupçonne même la compagnie d’être maquée avec un laboratoire pharmaceutique leader dans la production d’anxiolytiques. Jugez plutôt.

– Bonjour, vous avez annulé notre vol pour Valence. J’ai fait une demande de remboursement en ligne, mais celle-ci s’est transformée en voucher. Pourriez-vous me donner la procédure pour être remboursée, s’il vous plait ?
– Madame, pour votre information, un voucher ne peut pas être transformé en remboursement.
– Monsieur, comme je vous l’ai expliqué, je n’ai jamais demandé de voucher.
– Madame, faites une réclamation.
– Monsieur, c’est fait mais on me donne la même réponse. Or, comme vous le savez j’ai fait une demande de REMBOURSEMENT, pas de voucher.
– Madame, contactez notre service client.
– Alors, à 15 centimes d’euros la minute, comprenez que je suis un peu réticente…, la dernière fois que je vous ai appelé, ça m’a couté 15 euros. On fait comment après, je vous envoie la facture ?
– Madame, il n’y a que cette solution. Sinon, voici le lien pour faire une réclamation.
– Vous vous foutez de moi, en fait ?
– Madame, vous pouvez aussi remplir ce formulaire.
– Non, je ne peux pas car il est obligatoire d’avoir un numéro de carte d’embarquement pour le remplir. Or, je ne vais pas embarquer. Donc, je n’ai pas de carte d’embarquement.
– Madame, voici le lien pour faire une réclamation.


Et là, j’ai déraillé. J’ai vrillé. Complet. J’ai saisi la DGAC, j’ai contacté Air Help, j’ai posté 800 messages sur le mur Facebook de la compagnie (et j’ai eu l’occasion de constater que d’autres avant moi étaient devenus hystériques). Je leur ai écrit, je les ai insultés. C’est mal mais j’ai pas pu m’en empêcher.
Sachez qu’à l’heure ou j’écris, il n’y a pas de Happy end … (il n’y a pas de « end » d’ailleurs) mais je peux d’ores et déjà me féliciter de ne pas être (encore) sous Prozac.


BACK BEFORE L’ÉTÉ : COMME PROMIS, PETIT RÉSUMÉ DE LA KERMESSE DE FIN D’ANNÉE.
Je l’admets : pendant longtemps, j’ai ignoré le mail intitulé « Organisation de la fête de l’école du mardi 28 juin 2022 ». Et pour cause, rien que le titre sonnait comme une mise en garde. Si je l’ouvrais, je ne pouvais plus me dérober et faire comme si je ne savais pas qu’il fallait des dizaines de parents pour organiser le joyeux raout de la fin d’année.
Je savais aussi qu’en l’ouvrant, ce qui allait s’offrir à moi s’apparenterait à choisir entre la peste ou le choléra. « Tu préfères voir défiler des dizaines de gamins manchots devant ton stand de la pêche à la ligne OU n’avoir que les 0,04% d’alcool d’une Tourtel pour te réconforter d’avoir opté pour la buvette ? ». Choix cornélien. Du coup, j’ai regardé là où les mamans que j’aime bien s’étaient inscrites et je leur ai emboité le pas. Voilà comment je suis je me suis retrouvée sur le stand bonbecs de 13H30 à 22h30, à refiler de la gélatine de porc à tout va à des gamins dont le taux de glucose dans le sang devait frôler les 3 à la fin de la fête. Oui, c’était pas le meilleur choix.
Surtout que 1 : le directeur nous a challengé en inscrivant sur la caisse le record à battre en termes de récolte de tickets (1037… à 50 centimes pièce, je vous laisse faire le calcul et imaginer le voyage de ouf que j’aurais pu me payer avec VOLOTEA).
2 : Que le principe « 1 ticket = 10 bonbons » c’était trop simple, alors il a corsé le truc. Ainsi, 1 ticket donnait droit à 10 unités et chaque bonbec avait une valeur différente. Ainsi, les 5 Dragibus valaient 3 unités, le Schtroumpf en valait 2, les sucettes 5 (grosse arnaque, elles étaient toutes petites !), les fils ; 2, les colliers en sucre dégueu : 7… Nan mais sérieux, il n’y a que les instits pour imaginer des trucs pareils !
Bref vous avez bien compris : 1 : on n’a pas battu le record, 2/ le cours du bonbec ne m’intéressant que moyennement, les gosses sont repartis avec des sacs pleins et que j’ai fait coulé la baraque.

Moralité : l’an prochain, je me colle au stand poney.

Claudine

Dem facerum ipit lacil ius millict orerum aspitas conet excerspient odi quae exceperibus moles dicipiciam aut hitat !

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